Showing posts with label traitements. Show all posts
Showing posts with label traitements. Show all posts

Friday, January 16, 2026

Surveillance active : priorité dans les cancers de la prostate à faible risque

image sur Surveillance active : priorité dans les cancers de la prostate à faible risque
🟦 Dans le cas des cancers de la prostate à faible risque, la surveillance active est aujourd’hui fréquemment recommandée plutôt qu’un traitement immédiat. Cette approche permet de suivre étroitement l’évolution de la maladie tout en évitant, lorsque cela est possible, les effets secondaires liés aux traitements invasifs, sans compromettre la sécurité du patient.

Cette stratégie repose sur des données scientifiques solides montrant que certains cancers prostatiques évoluent très lentement et ne menacent pas la vie du patient à court ou moyen terme. Ainsi, éviter un traitement immédiat permet souvent de préserver la qualité de vie, tout en gardant la possibilité d’intervenir si la situation change.

🟦 Surveillance médicale active centrée sur évolution clinique du patient

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la surveillance médicale - active ou régulière - constitue un processus continu et évolutif. Elle joue un rôle essentiel dans l’orientation des décisions de santé et dans l’adaptation des interventions en fonction de l’évolution clinique du patient.

Je ne suis pas médecin. Toutefois, au cours des 6 à 7 dernières années, j’ai consulté et analysé de nombreuses informations issues de sources médicales reconnues et fiables, portant sur la santé des hommes, en particulier après l’âge de 40 ans.

👉 Evidence-Based Note

Les éléments présentés ci-dessous reflètent une synthèse et des conclusions personnelles basées sur ces lectures et analyses. Ils sont fournis à titre informatif uniquement et ne sauraient en aucun cas remplacer un avis ou une consultation médicale spécialisée.

🟦 Ce que signifie le « cancer de la prostate à faible risque »

Un cancer prostatique est considéré comme à faible risque lorsqu’il présente certaines caractéristiques : un score de Gleason faible (6 ou moins), un taux de PSA relativement bas et une atteinte limitée à la prostate. Ces cancers ont généralement une croissance lente et présentent peu de risque immédiat pour la santé du patient.

🟦 Pourquoi tous les cancers prostatiques ne nécessitent pas un traitement immédiat

Tous les cancers prostatiques ne sont pas identiques. Certains évoluent très lentement et ne mettent pas la vie en danger à court ou moyen terme. Un traitement immédiat peut exposer le patient à des effets secondaires, tels que l’incontinence ou la dysfonction érectile, sans bénéfice immédiat sur la survie. Dans ces situations, cette approche, parfois appelée prise en charge expectative, est souvent privilégiée dans ces cas.

Selon Mayo Clinic, cette prise en charge permet d’éviter les effets secondaires des traitements du cancer de la prostate lorsque le risque de progression est très faible. Pendant cette période de suivi, aucun traitement actif – qu’il s’agisse de médicaments, de radiothérapie ou d’intervention chirurgicale – n’est administré. Le cancer prostatique est étroitement observé grâce à des examens réguliers, tels que des analyses sanguines, des biopsies ou des imageries médicales, afin de détecter tout changement dans sa progression. 

👉 Evidence-Based Note

Cette approche de surveillance médicale protège non seulement la qualité de vie du patient, mais permet également de réagir rapidement si la situation évolue, en ajustant le plan de prise en charge. expectative. Elle est particulièrement adaptée lorsque le cancer est de petite taille, progresse lentement, reste localisé dans une zone précise de la glande et ne provoque aucun symptôme notable.

🔽 Qu’est-ce que la prise en charge expectative et que comporte-t-elle concrètement

La surveillance active implique un suivi régulier et rigoureux de l’évolution du cancer, sans intervention immédiate. Cela comprend :

  • Des consultations médicales fréquentes
  • Des tests sanguins réguliers (PSA)
  • Des examens d’imagerie (IRM multiparamétrique)
  • Des biopsies répétées si nécessaire

Cette approche permet de détecter rapidement toute progression du cancer, tout en évitant les effets secondaires d’un traitement invasif.

🔽 Bénéfices et précautions du suivi régulier

🔹 Avantages :

  • Préservation de la qualité de vie
  • Éviter ou retarder les effets secondaires des traitements chirurgicaux ou radiothérapiques
  • Suivi personnalisé selon l’évolution de la maladie

🔹 Risques :

  • Anxiété liée à la surveillance sans traitement immédiat
  • Possibilité, dans de rares cas, que le cancer progresse plus rapidement que prévu
  • Nécessité de biopsies répétées

🔽 Qui peut bénéficier d’un suivi attentif

  • Âgés de plus de 50 ans avec un cancer de faible risque
  • Avec un score de Gleason ≤ 6 et PSA faible
  • Préférant éviter les effets secondaires des traitements immédiats
  • Capables de respecter un suivi régulier et rigoureux

🔄 Recommandations médicales et lignes directrices internationales

Les principales sociétés urologiques, comme Hopkins Medicine et l’American Urological Association (AUA), soutiennent la surveillance active pour les patients présentant des cancers de la prostate à faible risque. Elle est considérée comme sûre et efficace lorsqu’elle est bien suivie.

🔽 Signes indiquant qu’un traitement actif devient nécessaire

Un passage au traitement actif (chirurgie, radiothérapie ou autre) est envisagé si :

  • Le PSA augmente rapidement
  • Le score de Gleason progresse
  • L’IRM ou la biopsie montre une évolution du cancer
  • Le patient souhaite changer de stratégie

🔄 Sources et références fiables

  1. World Health Organization; Routine and sentinel surveillance methods
  2. Hopkins Medicine, Active Surveillance for Prostate Cancer

Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical personnalisé. Elles sont régulièrement mises à jour en fonction des recommandations médicales internationales.

Sunday, December 7, 2025

Le cancer de la prostate ou la chimiothérapie, qui tue le plus de gens ?

Le cancer de la prostate ou la chimiothérapie, qui tue le plus de gens
🟦 Quand les gens entendent pour la première fois le mot « cancer », la peur les frappe instantanément. Et lorsque le mot « chimiothérapie » est mentionné, cette peur double. Au fil des années, d’innombrables mythes ont circulé – certains prétendant que cette thérapie médicamenteuse serait « plus dangereuse que la maladie », qu’elle « empoisonnerait le corps » ou qu’elle « ne ferait que du mal ».

La réalité est plus nuancée et profondément humaine. Dans le cas du cancer de la prostate, on se demande souvent : le cancer de la prostate ou la chimiothérapie, qui tue le plus de gens ? La réponse n’est pas simple, mais elle est essentielle à comprendre. Le cancer, lorsqu’il est ignoré ou traité de manière inadéquate, peut devenir mortel. Cette thérapie médicamenteuse, malgré ses difficultés, a précisément été créée pour sauver des vies.

Ci-dessous, tu trouveras trois histoires vraies, de personnes réelles qui ont traversé des expériences éprouvantes, mais qui ont découvert dans leur propre chair la réponse à cette question.


1️⃣ La chimiothérapie m’a sauvé la vie, même si elle m’a épuisé jusqu’au bout. (Régis M., 69 ans, de Feyzin)

« Quand j’ai appris que j’avais un cancer de prostate agressif, mon monde s’est effondré. Le médecin m’a dit clairement : si je l’ignore, il me tuera. Si je le traite, ce sera dur… mais j’ai une vraie chance. J’ai choisi de me battre. L’inaction te coûte la vie.

Le traitement anticancéreux m’a épuisé jusqu’au bout. J’ai beaucoup maigri, je ne pouvais pas manger, je n’avais même pas l’énergie de regarder la télévision. Je passais des journées entières à dormir, et dans les rares moments où j’étais éveillé, j’avais l’impression de perdre espoir. Mais ma famille et mes médecins sont restés à mes côtés.

Aujourd’hui, presque 6 ans ont passé. Je suis là, présent. Cela a été la période la plus difficile de ma vie, mais la chimiothérapie m’a sauvé la vie. »


2️⃣ La chimiothérapie ne te prend pas ta chance – elle te l’offre. (Claude F., 72 ans, de Dampierre en Yvelines)

« Quand j’ai été diagnostiqué avec un cancer de prostate avancé, j’ai cru que les thérapies alternatives pouvaient me sauver. On m’a dit que cette therapie était “toxique” et qu’il existait des solutions plus “douces”. J’ai abandonné les recommandations des médecins.

En quelques mois, la tumeur s’est propagé. Alors j’ai demandé l’avis de spécialistes. L’un d’eux m’a dit : la chimiothérapie a une chance – petite, mais réelle – de fonctionner. C’était tout ce qu’il me restait.

Les premières séances ont été difficiles, mais le traitement a commencé à porter ses fruits. Après 11 séances… le cancer était en rémission.

C’était en 2019. Je suis encore là. J’ai compris que la chimiothérapie ne te prend pas ta chance – elle te l’offre. »


3️⃣ La chimiothérapie est difficile, mais l’inaction te coûte la vie. (Marcel, 68 ans, de Montigny-sur-Loing)

« Je suis presque à la fin de mon traitement contre le cancer de la prostate – il me reste quelques séances de thérapie médicamenteuse. Il y a eu des moments pénibles, de la fatigue, des jours où la nourriture n’avait aucun goût, mais j’ai continué à travailler et à diriger mon entreprise. Je n’ai manqué aucun jour.

À chaque visite, je m’assois à côté d’autres patients. Nous parlons, nous nous encourageons, nous partageons nos expériences. Cette thérapie médicamenteuse n’est pas facile, mais elle me donne le sentiment de faire quelque chose de concret contre la maladie. Elle me fait avancer. La chimiothérapie m’a sauvé la vie.»


☑️ Conclusion : Qu’est-ce qui tue le plus de gens ?

Le cancer. Sans hésitation. La chimiothérapie est difficile, mais l’inaction te coûte la vie. Cette therapie, malgré ses effets parfois difficiles, n’a qu’un seul objectif : sauver des vies.

Les histoires ci-dessus montrent l’essentiel :

  • La chimiothérapie peut être exigeante, mais le cancer non traité est mortel.
  • Les faux espoirs et les méthodes sans fondement peuvent mettre la vie en danger.
  • Le traitement médical offre la véritable chance de survie.
  • La chimiothérapie ne te prend pas ta chance – elle te l’offre.

La peur est naturelle. Le doute aussi. Mais la vérité est celle-ci : ce n’est pas la chimiothérapie qui tue plus de gens que le cancer. C’est le cancer que le traitement anticancéreux aide à combattre.

Et chaque jour de plus, chaque anniversaire, chaque moment auprès de ceux qu’on aime… est la preuve vivante de cette vérité.


Friday, November 28, 2025

Alimentation saine pendant la chimiothérapie pour le cancer de la prostate

Alimentation saine pendant la chimiothérapie pour le cancer de la prostate
🟦 Les traitements contre le cancer de la prostate, tels que la chimiothérapie, la radiothérapie et l’hormonothérapie, peuvent affecter tous les aspects du bien-être - y compris l’appétit et la manière dont l’organisme tolère l’alimentation. Dans le cadre d’une alimentation saine pendant la chimiothérapie pour le cancer de la prostate, il devient crucial de prêter attention à ce que l’on mange, tant pour maintenir l’énergie que pour favoriser la récupération. C’est pourquoi l’oncologue ou le nutritionniste devrait proposer des recommandations personnalisées.

Choisir des aliments adaptés peut contribuer à un meilleur état général, au maintien du poids et même à la réduction du risque de complications ou de récidive.

🔽 Effets secondaires digestifs de la chimiothérapie

Chimiothérapie peut influencer la façon dont le corps assimile les aliments. Les effets secondaires digestifs fréquents pouvant altérer l’appétit et la digestion incluent :

  • La fatigue, qui diminue le niveau d’activité et, par conséquent, la sensation de faim
  • Les nausées et vomissements, pouvant entraîner une perte de poids
  • La constipation, source d’inconfort et de diminution de l’appétit
  • La diarrhée, qui peut provoquer des pertes de nutriments
  • La modification ou la perte du goût, rendant les aliments habituels moins attrayants

Dans ces conditions, de nombreux patients sous chimiothérapie ont tendance à perdre du poids.

🟦 Impact de l’hormonothérapie sur le poids

Mais tous les patients ne maigrissent pas…

Les patients qui reçoivent également une hormonothérapie peuvent vivre l’effet inverse. L’hormonothérapie réduit le taux de testostérone, ce qui peut ralentir le métabolisme, favoriser la prise de poids et rendre plus difficile le maintien d’un poids normal. C’est là que impact de l’hormonothérapie sur le poids devient particulièrement visible, et il est important d’en tenir compte dans le suivi nutritionnel.

🔽 Objectifs d’une alimentation équilibrée pendant la chimiothérapie

Comme le traitement contre le cancer peut entraîner des fluctuations de l’appétit et du poids corporel, il est important d’accorder une attention particulière à l’alimentation.

En plus de contribuer au maintien d’un poids sain, une alimentation équilibrée pendant la chimiothérapie ou la radiothérapie peut :

  • Aider à gérer les effets secondaires du traitement
  • Augmenter l’énergie
  • Améliorer le tonus musculaire
  • Maintenir la fonction immunitaire
  • Réduire l’inflammation

🔽 Alimentation saine pour les patients sous chimiothérapie - Groupes alimentaires recommandés

Pour t’aider à maintenir un poids sain dans le cadre d’une alimentation saine pour les patients sous chimiothérapie, une alimentation équilibrée et variée pendant les traitements doit inclure les suivants groupes alimentaires recommandés:

1️⃣ Légumes et fruits — une base de vitamines et de protection cellulaire

Les fruits et légumes apportent fibres, vitamines, minéraux et phytonutriments qui aident l’organisme à lutter contre l’inflammation et à se régénérer après les traitements. Leurs couleurs intenses (rouge, vert, orange, violet) indiquent la présence de composés bénéfiques tels que le lycopène ou les anthocyanines.

Recommandation : consommer au moins cinq portions par jour — une combinaison de légumes crus, légèrement cuits, ainsi que de fruits frais.

2️⃣ Céréales complètes — énergie stable et meilleure digestion

Les céréales complètes sont plus riches en fibres et en nutriments que les versions raffinées. Elles aident à réguler le transit intestinal, un aspect important en période de nausées, constipation ou fatigue.

Choisis :

  • blé complet, avoine, riz brun
  • quinoa, orge, pâtes complètes

Elles permettent de stabiliser la glycémie et fournissent une énergie durable.

3️⃣ Protéines maigres — essentielles pour la réparation des tissus

Le corps a besoin de protéines pour réparer les cellules affectées par le traitement et soutenir l’immunité.

Sources végétales recommandées : haricots, pois chiches, lentilles, noix et graines, soja (tofu, edamame)
Sources animales maigres : blanc de poulet ou de dinde, poissons comme le saumon, les sardines, le thon

Privilégie la cuisson au four, à la vapeur ou à l’eau, afin d’éviter l’excès de graisses.


4️⃣ Produits laitiers — calcium et probiotiques

Les produits laitiers faibles en matières grasses fournissent calcium, protéines et vitamine D. Les produits fermentés (yaourt, kéfir) soutiennent la flore intestinale, souvent perturbée par chimiothérapie.

Recommandation : 2 à 3 portions par jour, si bien tolérées.

☑️ Message essentiel

Une alimentation variée, colorée et équilibrée peut aider à réduire les effets secondaires digestifs de la chimiothérapie, à limiter impact de l’hormonothérapie sur le poids, et à soutenir la récupération après la thérapie chimique.

Mangez en petites quantités, mais fréquemment, hydratez-vous correctement et choisissez des aliments aussi naturels que possible, en respectant les groupes alimentaires recommandés.


Saturday, November 22, 2025

Cancer de la prostate sécurité, efficacité et choix en chimiothérapie

Cancer de la prostate sécurité, efficacité et choix en chimiothérapie, patient discutant avec médecin
🔽 La chimiothérapie : chaque décision thérapeutique doit être personnalisée et respectueuse du patient

Le traitement du cancer de la prostate implique de nombreuses décisions complexes. La chimiothérapie, en particulier pour les formes avancées, doit être envisagée en tenant compte :

  • de la sécurité du malade,
  • de l’efficacité des protocoles,
  • de son autonomie.

C’est dans ce cadre que le concept de cancer prostatique sécurité, efficacité et choix en chimiothérapie prend tout son sens, car chaque décision thérapeutique doit être personnalisée et respectueuse du patient.

Au-delà de ces considérations, il est également essentiel de comprendre les différentes étapes du parcours thérapeutique, la manière dont les traitements sont planifiés et suivis, ainsi que l’importance du dialogue entre le malade et l’équipe médicale. La chimiothérapie n’est pas seulement une question de médicaments. Pour optimiser à la fois les résultats cliniques et la qualité de vie du patient, elle implique :

  • une coordination rigoureuse,
  • une surveillance continue,
  • une adaptation aux réactions individuelles.


🔽 Assurer la sécurité du patient lors de la chimiothérapie

La chimiothérapie peut généralement être interrompue si des effets secondaires sévères apparaissent. Cependant, certains protocoles pour le cancer prostatique exigent une surveillance stricte :

  • Suivi des fonctions hépatiques et rénales.
  • Contrôle de la numération sanguine pour prévenir infections et saignements.
  • Gestion des réactions allergiques ou complications liées aux perfusions.

Chaque étape du protocole doit être expliquée au patient pour qu’il comprenne l’importance de respecter les procédures et les précautions.

👉 Pour certaines chimiothérapies à haute dose ou combinées à d’autres traitements, un suivi prolongé après l’arrêt est nécessaire pour garantir la sécurité du patient.

🔽 Sécurité et efficacité : chaque étape du protocole doit être expliquée au patient

En oncologie, toutes les recommandations sont basées sur la médecine fondée sur les preuves. Pour le cancer de la prostate, cela inclut des protocoles utilisant, par exemple, docetaxel ou cabazitaxel combinés à une hormonothérapie, qui ont démontré une amélioration de la survie et un contrôle de la progression de la maladie.

Il est important de noter que :

  • Les résultats des essais cliniques sont valables pour les patients correspondant aux critères des études.
  • Interrompre un traitement avant la fin du protocole validé peut réduire les bénéfices attendus.
  • La tolérance et l’efficacité peuvent varier d’un malade à l’autre, et la qualité de vie doit toujours être prise en compte.

Ainsi, l’oncologue doit adapter les recommandations aux besoins spécifiques du malade, tout en restant guidé par les données scientifiques disponibles.


🔽 Chaque patient a le droit de refuser ou d’interrompre la chimiothérapie.

Le consentement éclairé est un principe fondamental en médecine, particulièrement en oncologie, où les traitements peuvent avoir des effets secondaires significatifs. Parce que chaque patient a le droit de refuser ou d’interrompre la chimiothérapie, tout arrêt doit être supervisé par le médecin. La chimiothérapie dans le cancer de la prostate doit trouver un équilibre entre :

  • Assurer la sécurité du patient,
  • Prévoir un suivi adapté aux risques résiduels,
  • Évaluer si d’autres options thérapeutiques pourraient être plus appropriées.
👉 L’autonomie du patient est ainsi respectée, tout en permettant à l’équipe médicale de guider et de protéger le malade dans ses choix. Cette approche garantit que chaque décision est personnalisée et sécurisée, tout en tenant compte de la qualité de vie et des préférences individuelles du malade.

🔄 Il est nécessaire de suivre le protocole avec rigueur – témoignage de Constant, 74 ans

« J’ai été diagnostiqué avec un cancer prostatique en avril 2018. Le traitement a combiné radiothérapie et chimiothérapie selon un protocole strict, incluant des perfusions de docetaxel. Même si certaines étapes ont été difficiles – perte du goût, fatigue, perfusions longues – Il faut suivre le protocole avec rigueur. Aujourd’hui, je suis en rémission depuis près de sept ans. Ce traitement m’a sauvé la vie et m’a permis de vivre pleinement, malgré les effets secondaires. »

Ce témoignage illustre l’importance de suivre un protocole éprouvé, tout en respectant le parcours individuel et les choix du patient.


🔽 Surveillance et registres : adapter les traitements aux besoins du patient

Le suivi des patients dans des registres du cancer permet de :

  • Surveiller la qualité et la sécurité des traitements administrés.
  • Identifier les patients pour lesquels le protocole standard n’est pas adapté.
  • Adapter les traitements aux besoins du patient.
  • Proposer des approches alternatives plus adaptées aux besoins spécifiques.

Ainsi, la collecte de données contribue à améliorer les soins et à adapter les recommandations en temps réel.


🔽 La chimiothérapie dans le cancer de la prostate doit trouver un équilibre entre :

  • Sécurité : protéger le patient des complications sévères.
  • Efficacité : maximiser les bénéfices documentés par les essais cliniques.
  • Se montrer respectueuse du patient : chaque décision thérapeutique doit être personnalisée.
  • Choix du patient : respecter ses décisions et son autonomie.

Une approche personnalisée, guidée par les preuves scientifiques, la surveillance médicale et le respect du patient, est la clé pour un traitement optimal.

Tuesday, September 30, 2025

Testostérone et risque de cancer de la prostate

Testostérone et risque de cancer de la prostate
1️⃣  Comprendre le déficit en androgènes et ses effets

Dans cet article, nous abordons la relation complexe entre testostérone et risque de cancer de la prostate, un sujet qui suscite beaucoup d’intérêt parmi les hommes et les professionnels de santé. La testostérone joue un rôle central dans le développement et la santé masculine, mais son influence sur le cancer prostatique reste débattue. Concernant le déficit en androgènes, nous discuterons :

  • des risques potentiels associés à la thérapie de remplacement de la testostérone (TRT - testosterone replacement therapy),
  • des résultats des études expérimentales et cliniques,
  • des perspectives pour l’utilisation sécurisée de cette thérapie chez les hommes présentant des niveaux faibles de testostérone.

L’article vise à fournir une vue d’ensemble complète, en clarifiant les idées reçues et en mettant en lumière les connaissances actuelles. Il s’adresse à la fois aux lecteurs curieux de leur santé. Enfin, nous examinerons les recommandations actuelles pour la surveillance attentive et la prise de décision éclairée concernant la TRT dans le contexte du cancer prostatique.

2️⃣  Rôle de la testostérone et hypogonadisme

La testostérone joue un rôle essentiel dans la santé masculine. Le déficit en androgènes, ou hypogonadisme, est associé à une variété de symptômes, y compris :

  • diminution de la masse musculaire,
  • baisse d'énergie,
  • humeur dépressive,
  • diminution de la libido et dysfonction érectile.

Ces symptômes peuvent affecter considérablement la qualité de vie des hommes. Les niveaux d'androgènes masculins diminuent constamment avec l'âge, et un sous-ensemble d'hommes présentant un hypogonadisme symptomatique développe le LOH (late-onset hypogonadism). LOH est associé à diverses autres conditions pathologiques, y compris :

  • hypertension artérielle,
  • diabète,
  • hyperlipidémie et obésité.

Bien que les estimations varient, LOH est une affection fréquente, affectant environ 2,4 millions d'hommes aux États-Unis âgés de plus de 40 ans.

3️⃣  Thérapie de remplacement de la testostérone (TRT)

Pour traiter ces déficits hormonaux et améliorer la qualité de vie des hommes, la thérapie de remplacement de la testostérone (TRT) est souvent envisagée. La TRT comprend l'administration de testostérone exogène et d'autres agents visant à augmenter le niveau d'androgènes chez les hommes présentant un hypogonadisme. Bien que TRT ait été utilisée pendant des décennies par les endocrinologues et les urologues, la dernière décennie a connu une augmentation spectaculaire de son utilisation.

Aux États-Unis, le pourcentage d'hommes âgés de plus de 40 ans à qui TRT a été prescrite est passé de moins de 1 % en 2001 à près de 3 % en 2011. Avec l’augmentation continue de la population masculine de plus de 65 ans, on s’attend à ce que le nombre d’hommes présentant LOH qui sont candidats à TRT augmente de plus de 400 000 par an.

4️⃣  TRT favoriserait la progression du cancer de la prostate?

Il existe des preuves significatives que les androgènes favorisent le cancer de la prostate dans les systèmes expérimentaux. Cependant, il n’existe pas de preuves claires que l’augmentation des niveaux de testostérone endogène favorise le développement du cancer prostatique chez l’homme. Sur la base des données expérimentales et historiques concernant la progression du cancer de la prostate après TRT, il existait la conviction largement répandue que TRT favoriserait la progression de la maladie chez les patients atteints de cancer de la prostate.

5️⃣  Études cliniques et implications pour la santé masculine

Cette section complète les données expérimentales précédentes. Malgré ces préoccupations, un nombre croissant d’études cliniques démontre qu’il n’y a pas d’augmentation de l’incidence du tumeur prostatique chez les hommes qui suivent TRT. De plus, dans les études impliquant un petit nombre de patients, aucune augmentation perceptible de la progression de la maladie n’a été observée. Ces résultats issus des études cliniques permettent de mieux évaluer la sécurité et les implications de la TRT pour la santé masculine.

6️⃣  Sécurité, incidence et suivi clinique

Suite aux résultats des études cliniques, la question de la sécurité et du suivi clinique de la TRT chez les patients atteints de cancer de la prostate reste essentielle. Bien qu’il manque encore des données provenant d’essais cliniques prospectifs, randomisés et contrôlés de grande envergure, TRT chez les patients sélectionnés atteints de cancer de la prostate est probablement sûre. L’utilisation de TRT dans ce contexte est encore considérée comme expérimentale et ne devrait être proposée qu’après une décision conjointe, bien informée, et avec une surveillance attentive.

Une surveillance attentive, un suivi clinique régulier et une sélection rigoureuse des patients sont essentiels pour optimiser les bénéfices de la TRT tout en minimisant les risques.

7️⃣  Optimiser les bénéfices de la TRT pour améliorer la qualité de vie des hommes

La compréhension des interactions entre testostérone et risque de cancer de la prostate est essentielle pour évaluer l’utilisation sécurisée de TRT chez les hommes présentant un hypogonadisme ou un risque de tumeur prostatique. Les données actuelles suggèrent que, pour les patients correctement sélectionnés et surveillés, TRT peut être administrée sans augmentation significative du risque de tumeur prostatique. Les cliniciens doivent continuer à informer et surveiller attentivement leurs patients afin de prendre des décisions éclairées sur cette thérapie. En résumé, optimiser les bénéfices de la TRT tout en minimisant les risques constitue une approche prudente et personnalisée.

Sunday, August 10, 2025

Aspirine et réduction du risque de métastases

image points Aspirine et réduction du risque de métastases
🔹 L’aspirine est un médicament largement connu pour ses propriétés analgésiques, anti-inflammatoires et anticoagulantes. Ces dernières années, plusieurs études ont suggéré qu’elle pourrait également jouer un rôle important dans la réduction de la propagation du cancer, notamment les métastases, pour certains types de cancers comme ceux du sein, du côlon et de la prostate.

🔁 Comment l’aspirine peut-elle prévenir les métastases ?

Les chercheurs ont récemment découvert que qu’elle peut stimuler le système immunitaire afin d’attaquer les cellules cancéreuses qui tentent de se propager dans d’autres parties du corps. Jusqu’à présent, le mécanisme exact n’était pas totalement compris, mais les études actuelles montrent un lien crucial entre l’aspirine et la réaction du mecanisme immunitaire face aux cellules cancéreuses métastatiques.

  • L’aspirine agit en modulant la réponse immunitaire.
  • Elle aide à renforcer la capacité du corps à reconnaître et éliminer les cellules cancéreuses mobiles.

Ce mécanisme pourrait expliquer pourquoi certaines personnes prenant de l’aspirine ont moins de risque de développer des métastases.

En conclusion, l’aspirine ne se limite pas à ses effets classiques, elle pourrait offrir une nouvelle approche dans la lutte contre la propagation du cancer.

🔽 Découverte du mécanisme : rôle du thromboxane A2 et des cellules T

Un élément clé de cette découverte est lié à une protéine appelée ARHGEF1, qui supprime l’activité d’un type important de cellules immunitaires : les lymphocytes T. Ces cellules T sont capables de reconnaître et de détruire les cellules cancéreuses métastatiques, mais lorsque ARHGEF1 est activée, leur action est bloquée.

  • ARHGEF1 est activée par le thromboxane A2 (TXA2), une molécule produite par les plaquettes sanguines.
  • Le TXA2 joue un rôle connu dans la coagulation du sang.
  • L’aspirine réduit la production de TXA2, ce qui libère les lymphocytes T de leur suppression.

Cette libération augmente la capacité du mecanisme immunitaire à combattre les cellules cancéreuses qui se propagent.

Des expériences sur des modèles animaux, comme les souris atteintes de mélanome, ont montré qu’elle diminue significativement la fréquence des métastases grâce à ce mécanisme immunitaire.

Ainsi, la compréhension de ce mécanisme ouvre la voie à des traitements ciblés qui renforcent le système immunitaire pour la réduction du risque de métastases.

🔽 Risques et précautions

Malgré ces résultats prometteurs, ce médicament comporte des risques non négligeables. Elle peut entraîner des effets secondaires potentiellement graves, notamment des saignements ou des ulcères gastriques, même si ces complications restent rares.

L’utilisation de l’aspirine doit être soigneusement évaluée chez chaque patient.

  • Toutes les personnes atteintes de cancer ne peuvent pas bénéficier en toute sécurité d’un traitement à ce médicament.
  • Des études cliniques sont en cours pour déterminer les doses appropriées et les critères de sélection des patients susceptibles de profiter.
  • Il est donc indispensable de consulter un médecin avant de commencer une prise régulière d’aspirine.

🔽 Une opportunité unique dans le traitement du cancer

La métastase est la principale cause de mortalité liée au propagation du cancer, responsable d’environ 90 % des décpatientsès par cette maladie. La prévention de la propagation des cellules cancéreuses est donc un enjeu majeur.

  • La phase initiale de la métastase représente une fenêtre thérapeutique cruciale.
  • Les cellules cancéreuses métastatiques sont alors plus vulnérables à l’attaque du système immunitaire.
  • L’aspirine, grâce à son mode d’action, peut aider le système immunitaire à exploiter cette vulnérabilité.
  • Cela peut prévenir les métastases ou retarder la réapparition du cancer après un traitement initial.

Cette approche pourrait offrir un soutien précieux dans la lutte contre la progression du cancer.

☑️ Conclusion

L’aspirine pourrait devenir un allié précieux dans la prévention des métastases en stimulant le système immunitaire par la réduction de la production de thromboxane A2 et la libération des lymphocytes T de leur suppression. Toutefois, son utilisation nécessite une prudence extrême et une surveillance médicale stricte pour éviter les effets secondaires potentiellement graves.

Les recherches se poursuivent afin de confirmer les bénéfices précis de l’aspirine dans le cancer et d’identifier les patients susceptibles de profiter le plus de ce traitement accessible et peu coûteux. En attendant, il est essentiel de consulter un professionnel de santé avant d’entreprendre un traitement régulier à base de ce médicament.

Friday, July 25, 2025

Cancer de prostate : cellules cancéreuses et réactivation après rémission

imagesur Cancer de prostate cellules cancéreuses et réactivation après rémission
🔁 Pour ceux qui sont passés par un dépistage de cancer de la prostate, les mots « rémission complète » peuvent sonner comme une libération. Parfois, après des mois ou des années de traitements, les analyses semblent montrer que la maladie a disparu. Le médecin dit qu’il n’y a « plus d’activité tumorale détectable ». Mais que signifie cela, en réalité ?

La vérité, c’est que la rémission ne signifie pas automatiquement guérison complète. Dans le cas du dépistage de cancer de la prostate, la notion de rémission a de nombreuses nuances, et comprendre ces aspects peut faire la différence entre une illusion rassurante et une prise de conscience réaliste, mature, mais pas dépourvue d’espoir.

🔁 Une tumeur invisible ne signifie pas une tumeur inexistante

Le cancer, pour être détecté par des examens d’imagerie, doit atteindre une certaine taille. Les scanners ne peuvent pas « voir » les cellules isolées ou les petits groupes. Ainsi, lorsque le médecin dit que la maladie est « en rémission », cela signifie souvent simplement qu’à ce moment-là, il n’y a pas de preuve visible d’activité tumorale.

Mais la maladie peut continuer à exister en silence. Comme une graine dans la terre, les structures cellulaires malignes peuvent rester cachées pendant des années, sans signes évidents. Ce n’est que lorsque les conditions deviennent favorables qu’elles peuvent se réactiver.

🔽Pourquoi le cancer peut-il revenir après une rémission ?

Dans le cas du cancer de la prostate, la récidive n’est pas rare. Et elle n’est pas toujours le résultat de la « malchance » ou d’un traitement insuffisant. Il existe des facteurs objectifs qui y contribuent :

1️⃣  Structures cellulaires malignes résiduelles

Après les traitements primaires (chirurgie, radiothérapie, traitement hormonal), une partie des cellules cancéreuses peut survivre. Celles-ci ne sont pas toujours complètement détruites - certaines peuvent rester en état latent et se réactiver plus tard, ce qui mène à une récidive. La réactivation après rémission peut parfois être influencée par des facteurs naturels liés au mode de vie et à l’équilibre interne du corps

2️⃣  Diversité des structures cellulaires malignes

Une tumeur maligne n’est pas formée d’un seul type de cellules. C’est comme une forêt : certaines cellules répondent bien au traitement, d’autres pas du tout. Même si la majorité des cellules sont détruites, les plus résistantes survivent et peuvent recoloniser la tumeur avec le temps.

3️⃣  Adaptation du cancer

Les masses malignes sont capables de s’adapter. Elles peuvent développer une résistance aux traitements et peuvent apprendre à « tromper » le système immunitaire. Ce processus s’appelle la sélection tumorale – exactement comme dans la nature, les plus résistants survivent et se multiplient.

4️⃣  Microenvironnement tumoral

Les tissus autour de la prostate, le flux sanguin, l’état inflammatoire de l’organisme – tout cela peut influencer le comportement des masses malignes. Si « l’environnement » devient favorable, les cellules latentes peuvent reprendre vie.

5️⃣  Immunité affaiblie

Après des traitements agressifs ou avec l’âge, le système immunitaire peut s’affaiblir. Or, une de ses fonctions est précisément de « maintenir sous contrôle » les cellules anormales. Lorsque ce contrôle disparaît, le risque de récidive augmente.

🔁 Quel rôle joue la surveillance par le PSA ?

Dans le cancer de prostate, l’antigène prostatique spécifique (PSA) est un marqueur important. Après les traitements, les médecins surveillent le taux de PSA pour observer tout signe d’activité cancéreuse.

Une augmentation légère, mais constante, peut être le premier indice que la maladie recommence à revenir – même si le patient se sent bien et ne présente aucun symptôme. Cette situation porte le nom de récidive biochimique et c’est souvent la première alerte qui apparaît avant que la tumeur maligne puisse être à nouveau « vue » à l’imagerie.

(Note : si vous souhaitez en savoir plus sur le taux PSA et la récidive biochimique, consultez l’article dédié ici )

🔁 Que peut-on faire, donc ?

Pas de panique. La rémission n’est pas un mensonge. Mais ce n’est pas non plus une garantie. C’est une fenêtre temporelle dans laquelle l’organisme a la chance de se rééquilibrer, et le patient peut vivre avec une bonne qualité de vie. Mais la prise de conscience du risque de récidive biochimique ne doit pas générer de la peur – mais plutôt de la vigilance et un engagement actif.

Même si la médecine ne peut pas offrir de certitudes absolues, la surveillance régulière, un mode de vie équilibré, le soutien émotionnel et une bonne information sont des alliés importants.

🔁 En guise de conclusion

La rémission n’est pas une ligne d’arrivée. C’est plutôt une pause pour reprendre son souffle dans un voyage long et personnel. Pour certains, elle dure des années. Pour d’autres, elle se transforme en guérison complète. Mais pour tous, c’est un temps précieux – qui peut être utilisé pour se reconnecter, réfléchir, renforcer le corps et l’esprit.

Le cancer de la prostate est un adversaire redoutable, mais pas invincible. Et la connaissance est l’une des formes de courage les plus puissantes.

Wednesday, July 23, 2025

Les métastases osseuses dans le cancer de la prostate : signes, traitements et espoir

image sur Les métastases osseuses dans le cancer de la prostate : signes, traitements et espoir
🟦 Que sont les métastases osseuses et pourquoi sont-elles dangereuses ?

L’atteinte osseuse est la complication la plus redoutée du cancer de la prostate et un signe distinctif de la maladie avancée. La tumeur prostatique maligne a tendance à se propager préférentiellement aux os, en particulier dans les zones proches de la moelle osseuse, et à s’y développer, provoquant douleurs, fractures et insuffisance médullaire (anémie).

Le traitement vise à stopper la progression de la maladie, à stabiliser les os porteurs du poids du patient et à minimiser les douleurs associées.

🟦 Signes que le cancer s’est propagé

Quels sont les signes indiquant que la tumeur prostatique maligne s’est propagé à d’autres parties du corps ? En général, les symptômes des métastases peuvent inclure des douleurs osseuses persistantes, des fractures spontanées, une anémie, une fatigue intense, une perte de poids inexpliquée, et parfois une compression de la moelle épinière entraînant des difficultés de locomotion ou une incontinence.

🔹 (Jean-Claude, Cas réel à propos de son frère Marlon)

« Il y a un an, mon frère a été diagnostiqué avec un cancer de la prostate. Il n’avait jamais présenté beaucoup de symptômes. Il a reçu des traitements par radiothérapie, qui ont été efficaces : son taux de PSA a chuté à un niveau faible et y est resté pendant 11 ans, jusqu’à la fin de l’année 2023, où la pathologie  a récidivé.

Les niveaux de taux de  PSA ont commencé à augmenter. Le cancer est devenu très agressif et s’est propagé à un ganglion lymphatique. Son urologue et son oncologue craignaient que la tumeur ne se propage aux os. Selon ses médecins, une telle propagation rendrait probablement le cancer incurable.

À mesure que le taux de PSA augmentait, mon frère a choisi de subir à nouveau une radiothérapie, ainsi que l’ablation de la prostate. Ses médecins étaient d’accord pour dire qu’une prostatectomie serait la meilleure solution pour éliminer le cancer. Il a également reçu une injection de Lupron, un médicament qui réduit la production d’androgènes – les hormones qui favorisent la croissance du pathologie. L’injection devait être efficace pendant 3 mois.

Après l’injection de Lupron, le taux de PSA est descendu à 2. Le traitement se poursuivra avec des doses plus faibles, suivi d’une nouvelle radiothérapie, puis de l’opération chirurgicale – une prostatectomie.

Actuellement, le seul aspect difficile pour lui reste les effets secondaires du Lupron. Cependant, ce traitement a pratiquement bloqué la progression de la maladie, et celui-ci ne s’est pas propagé aux os. Je remercie Dieu pour ces évolutions positives et pour les soins attentionnés que ses médecins lui ont prodigués. »

🔽 Traitements disponibles

Les traitements visant à stopper la progression de la maladie et à soulager la douleur sont variés et complexes. Leur choix dépend du stade de la maladie, de la réponse du patient et des décisions de l’équipe médicale.

  • Privation androgénique (hormonothérapie). Il s’agit de la classe de traitements la plus importante et la plus efficace contre la tumeur prostatique maligne. Elle comprend :
    • la castration chirurgicale ;
    • les agonistes et antagonistes de la GnRH (ex : Lupron, Eligard, Zoladex) ;
    • les antiandrogènes (ex : Xtandi, bicalutamide – Casodex) ;
    • les inhibiteurs de la synthèse des androgènes (ex : Zytiga, kétoconazole).
  • Chimiothérapie
    • Docétaxel et cabazitaxel sont les principaux agents utilisés pour les formes avancées.
  • Immunothérapie
    • Sipuleucel-T (Provenge)
    • d’autres agents en cours d’étude, tels que les inhibiteurs PD-1/PD-L1 (pour l’avenir).
  • Traitements radiologiques
    • Radium-223 (Xofigo), qui cible spécifiquement l’atteinte osseuse;
    • radiothérapie externe classique.
  • Chirurgie orthopédique
    • Dans certains cas, il est nécessaire de stabiliser les os longs (comme le fémur) ou la colonne vertébrale, en cas de charge tumorale importante, pour éviter les fractures ou les complications neurologiques.

🟦 Espérance de vie sans traitement

Sans traitement, le cancer de la prostate métastatique peut évoluer rapidement, surtout dans les formes agressives. L’espérance de vie varie considérablement en fonction du rythme de progression de la maladie, de l’âge du patient, de ses éventuelles comorbidités et de l’accès aux soins palliatifs. Certains patients peuvent vivre plusieurs années sans traitement complet, tandis que d’autres voient la pathologie progresser en quelques mois.

À terme, les métastases osseuses finiront par progresser si le temps le permet. Finalement, l’atteinte osseuse progressera si le temps est suffisant, même sous traitement. Toutefois, dans de nombreux cas, le patient décède d’autres causes avant que cette évolution ne devienne déterminante. Il s’agit toujours d’une décision individualisée : parfois, il suffit simplement de ralentir la progression au lieu de recourir à plusieurs thérapies agressives en même temps. Pour les patients dont le décès lié au cancer semble probable, il peut être avantageux d’utiliser plusieurs traitements simultanément. L’association de Docétaxel et de LHRHa gagne en popularité comme traitement initial face aux métastases osseuses avancées ou lorsque l’atteinte osseuse devient diffuse. 

🔽 Contrôle de la douleur et autres options

Le contrôle de la douleur est essentiel pour la qualité de vie et repose sur une approche multidisciplinaire.

  • Médicaments conventionnels
    • opioïdes : morphine, Percocet, etc. ;
    • anti-inflammatoires non stéroïdiens, selon les besoins.
  • Méthodes complémentaires
    • acupuncture ;
    • musicothérapie ;
    • thérapie cognitivo-comportementale ;
    • soutien psychologique et émotionnel.

🟦 Conclusion

Bien que le cancer de la prostate métastatique reste une épreuve difficile, la médecine moderne propose des solutions permettant de prolonger la vie et d’en améliorer la qualité. Une communication étroite avec les médecins et l’adaptation du traitement aux besoins spécifiques du patient sont essentielles pour choisir un parcours de soins porteur d’espoir et de dignité.

Tuesday, July 15, 2025

Cancer de prostate : le traitement le plus adapté

photo sur le theme Cancer de prostate le traitement le plus adapté
🔁 Introduction - options de traitement au moment du diagnostic

Le cancer de prostate offre plusieurs options de traitement, et le choix de la stratégie la plus appropriée dépend du stade de la maladie, de l’âge du patient et de ses préférences personnelles. Certains hommes se retrouvent face à des décisions difficiles, pesant avec soin les avantages et les effets secondaires. Comprendre ce que signifie vraiment "Cancer de prostate : le traitement le plus adapté" peut faire toute la différence dans le parcours de soins.  Voici, par exemple, un témoignage sur les options qui lui ont été proposées au moment du diagnostic.

🔁 Les choix difficiles face au cancer de la prostate

(Théodore, 67 ans, de Pamiers)  « Quand j’ai été diagnostiqué, il existait quatre réponses possibles:

1️⃣ Une surveillance active et attentive.

2️⃣ L’ablation de la prostate par chirurgie. Cela peut se faire par l’arrière via une “chirurgie radicale”, ou par l’avant en utilisant du CO2 pour gonfler la peau et introduire des instruments spéciaux, de préférence avec un robot Da Vinci.

3️⃣ Radiothérapie. 
🔹  On peut implanter chirurgicalement des “graines” radioactives dans la prostate, avec une demi-vie de plusieurs mois. Dormir avec son conjoint ou tenir ses petits-enfants sur les genoux peut poser problème, même si les médecins donnent des instructions claires sur la sécurité de ces gestes, 
🔹 Une autre option consiste à utiliser la radiothérapie dirigée et triangulée sur la glande prostatique, qui la “cuit” lentement.

4️⃣ Enfin, il existe la thérapie hormonale (parfois appelée castration ou suppression de la testostérone), qui réduit les hormones stimulant la croissance du cancer. 

J’ai été surpris par la complexité du choix, notamment en ce qui concerne l’ablation de la prostate par chirurgie, et par l’importance de bien comprendre les risques et les effets secondaires. Mon médecin m’a expliqué que chaque option a des avantages mais aussi des compromis importants.»

🔁 Avantages et inconvénients de chaque option

La deuxième option, l’ablation de la prostate par chirurgie, entraîne un taux très élevé de dysfonction érectile immédiate et irréversible. Pour cette raison, elle n’est pas très populaire auprès des patients. La surveillance active et attentive est plutôt privilégiée chez les hommes plus âgés, car le cancer évolue lentement et d’autres problèmes de santé peuvent devenir prioritaires.

Les traitements par radiothérapie dirigée et triangulée provoquent des troubles sexuels de façon plus progressive, raison pour laquelle les patients ont tendance à les préférer pour prolonger la durée de la fonction sexuelle. Cependant, la radiothérapie dirigée et triangulée rend la prostate inopérable par la suite et, en cas de récidive, une chimiothérapie peut devenir nécessaire.

Chez les hommes plus jeunes, de moins de 60 ans, la surveillance active et attentive peut être considérée comme la moins efficace de ces options de traitement. En général, elle peut impliquer une forme de déni et une attente trop longue, mais cela dépend beaucoup de la personnalité. Si vous êtes discipliné et que vous effectuez des contrôles réguliers, cette option peut constituer une solution temporaire.

🔁 Recommandations générales et considérations supplémentaires

L’efficacité des traitements contre le cancer de la prostate peut varier considérablement en fonction de la situation de chaque patient, notamment du stade du cancer, de l’état de santé général et des préférences personnelles. La surveillance vigilante est moins adaptée aux formes agressives qui nécessitent une intervention précoce apres le depistage.

En outre, la thérapie hormonale seule, utilisée dans les cas avancés, peut devenir moins efficace avec le temps à cause du développement d’une résistance. Il existe également des thérapies non standard ou expérimentales qui ne sont pas largement acceptées et sont parfois considérées comme moins efficaces en raison du manque de preuves solides.

Il est important que les patients discutent ouvertement avec leurs médecins de toutes ces options, qu’ils comprennent bien les risques et les bénéfices et qu’ils décident ensemble de la stratégie la plus adaptée au moment du diagnostic. Le soutien de la famille et une information correcte peuvent faire une grande différence dans le choix du traitement.

Dans ce combat, chaque choix est une étape vers la lumière, et avec le soutien des êtres chers, l'espoir trouve toujours sa place au cœur du chemin.

Monday, July 14, 2025

Cancer de prostate n'est pas localisé à un seul endroit

image sur Cancer de prostate n'est pas localisé à un seul endroit
Aperçu: Cet article vise à expliquer pourquoi le traitement du cancer de la prostate cible l'ensemble de la glande, même lorsque la tumeur semble localisée dans une seule zone.

Bien que les résultats de l'imagerie ou de la biopsie puissent suggérer une lésion limitée, la réalité biologique de cette maladie est souvent beaucoup plus complexe. Dans les lignes qui suivent, vous découvrirez pourquoi les traitements sont conçus pour viser toute glande prostatique - et comment cette approche contribue au succès à long terme.

Le cancer de la prostate est l'une des formes de cancer les plus fréquentes chez l'homme, et l'une des plus discutées, justement parce qu'elle peut être traitée de plusieurs manières. Une question fréquente est la suivante :

"Si j'ai un cancer dans un seul lobe de la prostate, pourquoi faut-il traiter toute la glande ?"

La réponse n'est pas seulement médicale, elle concerne aussi la sécurité à long terme du patient.

🔄 Le cancer de prostate est-il toujours localisé ?

La plupart du temps, non. Même si la biopsie de la prostate ou l'imagerie (IRM) montre la tumeur dans une seule zone, en réalité, dans plus de 90 % des cas, le cancer de prostate est multifocal - c'est-à-dire qu'il existe d'autres foyers, petits, non détectés initialement.

La biopsie de la prostate se fait avec des aiguilles fines qui prélèvent du tissu dans 12 zones différentes - mais c’est littéralement une recherche « d’une aiguille dans une botte de foin ». Le cancer de la prostate est-il toujours localisé ? En réalité, dans la majorité des cas, le cancer est multifocal...

🔽 Options de traitement : chirurgicales vs non chirurgicales

Il existe deux principales orientations thérapeutiques :

1️⃣  Traitement curatif - Chirurgie radicale
Ce que cela implique : Ablation complète de glande et des vésicules séminales.

  • Avantages : Élimine complètement la source de la tumeur. Idéal pour les patients plus jeunes (<75 ans) et en bonne santé.
  • Risques possibles : Dysfonction érectile, incontinence urinaire - dépendent de l'âge, de la technique et de l'expérience du chirurgien.

2️⃣  Traitements mini-invasifs - Radiothérapie, curiethérapie, ablations
Ce que cela implique : Traitement par radiations ou énergie thermique/focalisée.

  • Avantages : Évite la chirurgie, hospitalisation minimale, effets secondaires initiaux souvent plus légers.
  • Limites : Possibilité de récidives, et si une chirurgie est nécessaire plus tard, elle devient plus risquée et complexe.

🔄 La vérité sur la radiothérapie : curative ou seulement palliative ?

La radiothérapie moderne (guidée par imagerie précise et dosage adapté) peut être curative, pas seulement palliative. Cependant, il existe un risque que les traitements mini-invasifs n'éliminent pas complètement la tumeur, surtout dans les formes multifocales ou agressives.

Il est important de savoir que les radiations affectent également les tissus environnants : nerfs érectiles, vessie, sphincter urinaire. Ces effets peuvent apparaître plus tard, même s'ils semblent absents au départ.

🔄 Comment prendre la bonne décision ?

Chaque cas est unique. Les facteurs importants incluent :

  • L'âge
  • L'état général de santé
  • Le stade et le grade de la tumeur (score de Gleason)
  • Les attentes en matière de qualité de vie
  • La tolérance aux risques du traitement

Un homme de 68 ans, en bonne santé, avec un cancer localisé peut préférer la chirurgie pour une chance plus grande de guérison. En revanche, un patient de 80 ans avec des maladies cardiovasculaires peut opter pour une approche plus conservatrice.

🔄 Conclusion : Il n'y a pas de solution « universelle »

La vérité est que le cancer de la prostate n'est pas localisé à un seul endroit. Bien qu'il puisse sembler excessif de traiter toute la glande prostatique pour une petite lésion, la médecine d'aujourd'hui montre que c'est souvent l'option la plus sûre à long terme.

L'information et le dialogue sincère avec les médecins spécialistes sont essentiels. Ne prenez pas une décision basée sur la peur ou l'impulsion. Prenez-la en conn aissance de cause, en pensant non seulement au lendemain, mais aussi aux années à venir.

📌 Remarque : Si vous êtes un patient ou un proche confronté à un diagnostic de cancer de la prostate, demandez un second avis et renseignez-vous sur toutes les options. La médecine n'est pas en noir et blanc - et le meilleur choix est celui qui est informé.

Thursday, July 3, 2025

Chimiothérapie du cancer de prostate – un protocole honnête pour patient

image sur Chimiothérapie du cancer de prostate – un protocole honnête pour patient
cabinet oncologique
Aperçu: Cet article explore des informations importantes que de nombreux patients n’entendent pas dans le cabinet oncologique, mais qu’ils ont parfaitement le droit de savoir. Un guide direct et humain pour permettre au patient de prendre des décisions éclairées.

🟦 Les oncologues sont tenus, selon les normes de soins, de recommander les traitements considérés comme les plus efficaces dans les guides médicaux. S’ils s’écartent de ces protocoles sans justification, ils peuvent être accusés de faute professionnelle. Ainsi, même si vous êtes âgé, déjà affecté par une démence et fragile, ils doivent le recommander. Les meilleurs d’entre eux le diront, puis ajouteront que le traitement peut être risqué, voire vous tuer… mais beaucoup sont tellement enracinés dans la médecine conventionnelle qu’ils suivent uniquement les règles.

Pourtant, comme tout médecin, les oncologues ont prêté serment de bien informer leurs patients.

🔽 Ce que doit faire l’oncologue

  • 1️⃣ Les oncologues les plus professionnels diront que cette stratégie thérapeutique est conçue pour tuer les cellules cancéreuses et, dans ce processus, elle peut tuer aussi le patient. Le secret de cette méthode de traitement se résume à une question brutale : qui cédera en premier - le cancer ou le patient ? Et l’oncologie classique espère que la réponse sera toujours le cancer. C’est une situation de type « qui perd gagne », où il n’y a qu’un seul vainqueur.
  • 2️⃣ Le plus souvent, les médecins oncologues oublient de dire que la chimiothérapie n’est pas une science exacte… dans le sens où on ne sait pas précisément quelle dose est nécessaire et suffisante pour chaque patient. Il est vrai que tous les patients ne sont pas pareils, ni tous les cancers de la prostate. Mais la pratique montre que les oncologues recommandent un certain nombre de séances, en se guidant par des règles et observations qu’ils appellent protocoles.
  • 3️⃣ Peut-être qu’un patient pourrait avoir les mêmes résultats avec un cycle de l’administration de la chimiothérapie en moins et donc subir beaucoup moins de dommages à long terme. Les oncologues ne savent tout simplement pas à quel moment précis le cancer a disparu, donc ils ne savent pas non plus quand arrêter le traitement. Ils suivent le meilleur standard de soins qui, en général, privilégie d’abord le nécessaire, puis les limites du patient.
  • 4️⃣ Ce que les oncologues oublient souvent de dire - ou n’expliquent pas assez - c’est qu’après l’administration de la chimiothérapie, on peut s’attendre à des reactions secondaires. Ces effets secondaires de la chimiothérapie varient beaucoup d’un patient à l’autre et ont différents niveaux de dangerosité, si bien que parfois, arrêter le traitement peut sembler la meilleure chose à faire.

🔽 Ce que doit faire le patient

  • 1️⃣ Demandez à l’oncologue exactement quels médicaments vous allez recevoir. La chimiothérapie est un terme générique pour beaucoup, beaucoup de médicaments. Ceux-ci (les différents schémas de chimiothérapie) ont des abréviations comme ADT + D + P, où chaque lettre ou combinaison représente un médicament différent. Renseignez-vous d’abord sur ce que vous recevrez.
  • 2️⃣ Prenez cette liste chez vous. Cherchez chaque médicament : ce qu’il fait, quels effets9 secondaires il a, à quelle fréquence il est utilisé pour votre type de cancer de la prostate. Si vous ne vous en sortez pas, demandez de l’aide. N’importe quelle connaissance dans le domaine médical ou même un étudiant en médecine peut faire la différence.
  • 3️⃣ Renseignez-vous aussi sur l’efficacité de ces médicaments pour le type spécifique d’affection que vous avez. Il est possible que vous deviez payer un étudiant en médecine pour faire ces recherches pour vous, mais aujourd’hui, la plupart des gens connaissent quelqu’un dans le domaine médical.

🔽 Que signifie exactement ADT + D + P ?

C’est un schéma de traitement courant dans le cancer de la prostate, où :

   🔷 ADT – Thérapie de Privation Androgénique (incluant souvent Leuprolide (Lupron) ou Gosereline (Zoladex), parfois associée à des anti-androgènes comme Bicalutamide (Casodex) ou Flutamide)

   🔷 D – Docétaxel

   🔷 P – Prednisone (souvent ajoutée pour réduire les effets secondaires de la chimiothérapie)

☑️ Faites une liste de tous les effets secondaires qui peuvent vous affecter et préparez-vous à les affronter.

☑️ Cherchez du soutien avant de commencer le traitement ou rejoignez un groupe de soutien, car vous en aurez besoin. Vous recevrez des conseils précieux de la part de ceux qui ont déjà traversé cette expérience.

🟦 En guise de conclusion

La chimiothérapie n’est pas un ennemi – mais pas non plus un ami aveugle. Quand vous savez à quoi vous avez affaire, quand vous comprenez non seulement la maladie mais aussi le traitement, vous avez déjà un pouvoir que le cancer n’a pas : la conscience.

Et parfois, cela fait toute la différence.

Saturday, June 21, 2025

La chimiothérapie: Plus dangereuse que le cancer lui-même ?

Image sur La chimiothérapie Plus dangereuse que le cancer lui-même
🔽 Comment la chimiothérapie sait-elle quelles cellules sont cancéreuses ?

Elle ne sait pas. Un médicament n’a pas la notion de « cellule cancéreuse » ou « cellule normale ».

En général - sans entrer dans les détails moléculaires - les médicaments de chimiothérapie tuent les cellules qui se divisent, en perturbant le processus de division cellulaire.

Les cellules cancéreuses se divisent rapidement, de manière anarchique et continue. Cette prolifération incontrôlée est la définition même du cancer. En revanche, les cellules normales, elles, se divisent peu ou lentement.

La chimiothérapie ne reconnaît pas les cellules cancéreuses - elle attaque toute cellule qui se divise rapidement. C’est pourquoi ses effets indésirables ne sont ni aléatoires, ni secondaires, mais directement liés à son mode d’action.

Par exemple :

🔹 Les cellules souches sanguines de la moelle osseuse se divisent fréquemment...
...et les médicaments chimiothérapeutiques provoquent souvent une anémie et une immunosuppression.
🔹 Les follicules pileux se divisent rapidement...
...et les médicaments chimiothérapeutiques entraînent souvent une chute des cheveux.
🔹 Les cellules de la muqueuse de l’estomac et des intestins se divisent rapidement...
...et les médicaments chimiothérapeutiques provoquent souvent des nausées, des vomissements ou des diarrhées.

🔽 Dans certaines situations, la chimiothérapie peut sembler plus agressive que le cancer lui-même. 

Ce n’est pas forcément une exagération, surtout si l’on considère son coût réel – physique, psychologique, et parfois social. Mais comment se passe une chimiothérapie? Comprendre son fonctionnement aide à mieux en mesurer les effets.

1️⃣  Une toxicité qui ne cible pas uniquement le cancer

Les effets secondaires ne sont pas des incidents isolés : ils découlent directement du mode d’action. Les médicaments chimiothérapeutiques s’attaquent aux cellules qui se divisent rapidement – qu’elles soient cancéreuses ou non.

C’est ce qui explique la chute des cheveux, les troubles digestifs, l’anémie ou la fatigue intense.

2️⃣  Des séquelles à long terme

Même après l’arrêt du traitement, certains effets peuvent persister ou apparaître plus tard : atteinte du foie, des reins, du cœur, infertilité, ou risque accru de cancers secondaires.

3️⃣  Un impact très variable selon les individus

La tolérance à la chimiothérapie varie considérablement. Elle dépend de nombreux facteurs : âge, état général, antécédents, génétique. Cette imprévisibilité rend chaque parcours unique.

4️⃣  Une qualité de vie souvent altérée

Fatigue chronique, douleurs, nausées, anxiété ou dépression : pour certains, les effets du traitement dépassent ceux de la maladie, affectant profondément le quotidien.

5️⃣  Des choix médicaux complexes

Quand le cancer est avancé, la décision entre traitement agressif et soins palliatifs devient délicate. Dans ces cas, la chimiothérapie peut parfois sembler faire plus de mal que de bien.

6️⃣ Des complications rares, mais graves

Dans de rares cas, des complications comme des infections sévères, une toxicité cardiaque ou une insuffisance rénale peuvent survenir – surtout chez les patients fragiles.

🔽 Conclusion : une arme à double tranchant – efficace mais éprouvante

Mais à quoi ressemble une chimiothérapie vécue de l’intérieur ? Le témoignage de Marcel, 68 ans, de Tarbes, en dit long.

« Début 2020, on m’a diagnostiqué un cancer. Trois options s’offraient à moi :

  • Une chimio-radiothérapie quotidienne pendant 30 jours
  • Une opération lourde pour retirer le côlon inférieur et l’anus
  • Ou ne rien faire

La chirurgie seule ne garantissait pas l’élimination de toutes les cellules cancéreuses. Quant à l’inaction, elle aurait mené à des souffrances atroces, puis à la mort. J’ai donc choisi le traitement combiné.

Ce fut extrêmement éprouvant : la chimiothérapie m’a amené aux limites de l’intoxication, la radiothérapie m’a laissé des brûlures au second degré nécessitant des soins spécialisés. Et les effets ont duré bien au-delà des 30 jours initiaux.

Trois ans plus tard, je suis toujours en vie et j’essaie de reconstruire ma vie d’avant.

Oui, la chimiothérapie est dure. Mais le cancer, lui, est sans pitié. Le seul vrai choix, c’est de suivre le protocole proposé par l’équipe médicale – ceux qui essaient de nous sauver. »

📌 La chimiothérapie reste une arme centrale dans la lutte contre le cancer. Elle sauve des vies. Mais ce n’est pas un traitement doux. Elle demande un prix : physique, psychologique et émotionnel.

C’est pourquoi il est essentiel que les patients sachent à quoi s’attendre, en comprenant notamment comment se passe une chimiothérapie.. La médecine moderne ne vise plus seulement à détruire la maladie, mais aussi à préserver la dignité du patient tout au long du combat.

Friday, June 20, 2025

Comment éviter le cancer de la prostate : Une leçon entre lucidité et courage

image presentant Comment éviter le cancer de la prostate Une leçon entre lucidité et courage
Avis important: Cette histoire est le récit d’une expérience personnelle, fondée sur des choix assumés et une recherche approfondie. Elle ne remplace en aucun cas un avis médical professionnel. Nous encourageons tout patient dans une situation similaire à discuter de manière responsable de ses options avec son équipe oncologique.

🟦 Que faire quand la médecine ne vous offre qu’un espoir passif ?

André, d’Aurillac, n’est pas médecin. Il n’est pas fou. Il est simplement informé, lucide et audacieux. Et surtout, il a refusé de mourir selon les statistiques. Il s’est construit sa propre stratégie. Comme je l’ai déjà dit, son histoire n’est pas une recette. Mais c’est une révélation.

🟦 Un diagnostic qui sonne comme une condamnation

En mars 2023, André reçoit un diagnostic brutal :

  • Cancer de la prostate, stade IV, score de Gleason 3+4
  • PSA : 175
  • Une métastase osseuse et un ganglion atteint.

Il a lu. Il a compris. Il a choisi. À 69 ans, André a refusé d’être un simple chiffre dans une statistique. Son histoire n’est pas une recette miracle. C’est un manifeste de clarté.

Deux oncologues lui disent la même chose :

  • « Pas d’opération. Pas de radiothérapie. Juste un traitement hormonal à vie. »
  • « Espérance de vie ? Entre 5 et 7 ans. »

André n’argumente pas. Mais il ne se résigne pas.

🌐 Quand Internet devient une arme de survie

Au lieu de sombrer, André s’informe. Il cherche. Il compare. Il apprend.

Et il découvre ce que beaucoup ignorent : comment meurt-on d’un cancer de la prostate?.

  • Le cancer de la prostate ne tue pas par la tumeur elle-même, ne tue pas dans la prostate, mais par ses métastases, c’est-à-dire une cellule cancéreuse qui s’échappe, discrètement, du foyer initial. Elle voyage dans le sang ou la lymphe. Elle s’installe ailleurs – dans un os, dans le foie, dans les poumons. Elle s’y multiplie.
  • Et c’est là, loin de la prostate, que le cancer devient mortel.
  • Le traitement hormonal classique élimine les cellules sensibles, mais laisse les cellules résistantes.
  • Avec le temps, le cancer revient – plus dur, plus adapté, plus résistant.

« Pourquoi détruire ce qui fonctionne encore dans mon corps pour tenter de maîtriser un organe devenu inutile ? »

🟦 Deux approches hors du cadre : l’ADT intermittent et la thérapie adaptative

André découvre deux concepts fascinants :

1️⃣  L’ADT intermittent

  • 🔹 Une alternance entre traitement hormonal et pauses.
  • 🔹 Moins d’effets secondaires, efficacité maintenue.
  • 🔹 Appuyée par de grandes études, reconnue comme « non inférieure » au traitement continu.

1️⃣  La thérapie adaptative

  • 🔹 Inspirée par l’écologie cellulaire.
  • 🔹 Ne vise pas l’éradication totale, mais un équilibre.
  • 🔹 On interrompt le traitement lorsque le PSA est réduit de moitié, puis on le reprend à la reprise de la progression.

« Je ne cherche pas à tout tuer. Je veux contrôler sans tout détruire. »

🟦 Expérimenter sur soi-même

André prend un risque calculé. Il suit 3 mois de traitement hormonal. Puis il arrête tout.

📉 PSA : de 175 à 0,1

🟦 Testostérone : indétectable

⌛ Après 6 mois, le PSA remonte à 23 – mais les métastases ont disparu (PET PSMA)

💧 En mai 2024, le PSA est à 87,5 – la moitié de la valeur initiale.
💧 Une légère douleur osseuse réapparaît. Il prend une seule injection hormonale.
💧 Il attend une nouvelle baisse.

« J’ai encore des os solides, un cœur sain, aucune fatigue. Le cancer est réduit de moitié. Et j’ai utilisé un quart des médicaments. »

🟦 Contrôler sans détruire

André n’est pas médecin. Mais il a une stratégie.

  • Il mesure le PSA et la testostérone toutes les trois semaines.
  • Il agit selon les données, pas selon la peur.
  • Il ne recommande pas son choix à tout le monde. Mais il insiste : chaque patient a le droit de demander « pourquoi ? »

« Ce que j’ai fait n’est pas possible pour tous. Mais chacun mérite de savoir qu’il peut décider en connaissance de cause. »

📌 Une pensée pour finir

L’histoire d’André n’est pas une réponse à la question : comment meurt-on d’un cancer de la prostate ? Ce n’est pas une méthode. Ce n’est pas une vérité absolue. C’est un chemin. Un choix. C’est une leçon de lucidité, pas un miracle. Un acte de lucidité et de courage face à l’inacceptable. Du courage de dire non quand tout le monde vous dit c’est votre seule option.

De l’espoir qui vient non pas des illusions, mais d’une compréhension profonde.

Tuesday, June 10, 2025

Cancer de prostate agressif : Identification et traitement

image avec Cancer de prostate agressif Identification et traitement
extension du cancer
Aperçu: Cet article explore les formes agressives du cancer de la prostate, les méthodes permettant de les identifier, ainsi que les options thérapeutiques offrant les meilleures chances de traitement.

🟦 Introduction

Le cancer de la prostate est l'une des affections oncologiques les plus fréquentes chez l'homme. Alors que de nombreuses formes évoluent lentement et présentent un pronostic favorable, il existe également des cas à haut risque de progression, nécessitant une prise en charge thérapeutique complexe et rapide. Dans cet article, nous discutons de la manière d’identifier les formes agressives de la maladie ainsi que des traitements offrant les meilleurs résultats selon les recommandations internationales.

🟦 Comment évaluer le risque de progression ?

L’évaluation du risque de progression dans le cancer de la prostate repose sur plusieurs facteurs cliniques et biologiques, parmi lesquels les plus importants sont :

  • Le taux de PSA (antigène spécifique de la prostate)
  • Le score de Gleason, qui indique l’agressivité histologique de la tumeur
  • L’extension du cancer, évaluée par imagerie et biopsies multiples

L’un des systèmes de stratification du danger les plus utilisés est celui développé par le National Comprehensive Cancer Network (NCCN). Il divise les patients en groupes de risque : faible, intermédiaire, élevé, et ajoute deux catégories spéciales - risque très faible et risque extrêmement élevé.

Les patients dans cette dernière catégorie (risque extrêmement élevé) présentent généralement :

  • Un score de Gleason principal de 5
  • Un score total de Gleason de 8 à 10
  • Plus de 4 prélèvements positifs à la biopsie

🟦 Quelles options thérapeutiques pour les formes agressives ?

Pour les patients à haut risque de progression dans le cancer de la prostate, la monothérapie (hormonothérapie seule ou radiothérapie seule) s’est révélée insuffisante.

  • Le traitement recommandé dans ces cas est :
  • La radiothérapie externe
  • La thérapie de privation androgénique (ADT) à long terme
  • Selon les études, cette approche combinée offre de meilleurs résultats en termes de :
  • Prévention de la récidive biochimique
  • Amélioration de la survie globale

🟦 La curiethérapie : une option supplémentaire pour les cas avancés

Les dernières recommandations de l’American Brachytherapy Society considèrent la curiethérapie à haute dose comme une option thérapeutique possible pour les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à risque élevé de progression.

De plus, cette méthode a été rapportée comme applicable à certains patients présentant une maladie en stade avancé, offrant une alternative viable dans des contextes soigneusement sélectionnés.

Même dans les lignes directrices du NCCN, la curiethérapie est mentionnée comme une option de traitement pour les patients présentant une invasion tumorale des vésicules séminales, catégorie appartenant au groupe à risque extrêmement élevé.

Cette approche peut être envisagée dans des centres disposant d’une expertise et d’un équipement adaptés, surtout lorsque le traitement combiné standard n’est pas faisable ou nécessite une optimisation.

🟦 Conclusion

L’identification précise des patients à risque extrêmement élevé de progression est essentielle pour la mise en place d’un traitement efficace et pour améliorer les chances de survie à long terme. Les systèmes de classification tels que celui du NCCN et l’utilisation combinée des thérapies - y compris la curiethérapie dans certains cas sélectionnés - restent des références majeures dans la pratique oncologique moderne.

Monday, June 9, 2025

Effets secondaires de la prostatectomie radicale

image montrent effets secondaires de la prostatectomie radicale
dialogue ouvert avec les médecins
🔢 Qu’est-ce qu’une prostatectomie radicale ? 

La prostatectomie radicale est une intervention chirurgicale majeure qui consiste à retirer la prostate entière ainsi que les tissus environnants pour traiter le cancer de la prostate. Cette chirurgie peut aussi être appelée prostatectomie totale, car elle implique l’ablation complète de la glande prostatique. Elle est généralement recommandée lorsque le cancer est localisé mais agressif, et vise à éliminer la tumeur pour éviter sa propagation.

🔢 Une histoire vraie

Fabrice, un homme de 62 ans originaire de Carcassonne, a accepté de partager son expérience personnelle après avoir subi une prostatectomie radicale il y a deux ans. Son témoignage est précieux pour de nombreux hommes confrontés à la même décision.

« Je ne veux effrayer personne, mais il est essentiel de savoir à quoi s’attendre. J’ai choisi l’opération parce que mon cancer était agressif, et il avait atteint les bords de la prostate. »

Dans son cas, une chirurgie de préservation nerveuse n’était pas possible, ce qui a affecté à la fois sa continence urinaire et sa vie sexuelle.

🔢 Vivre après une prostatectomie : entre défis et adaptation

« Je porte des protections. Ce n’est pas l’idéal, mais c’est mieux que de ne rien faire. L’incontinence urinaire, bien que gênante, reste gérable avec du soutien médical et des exercices de rééducation. J’ai encore mon autonomie, je vis normalement. La peur est souvent plus dure que la réalité. »

Sur le plan sexuel, les changements sont notables : plus d’éjaculation (car la prostate est retirée), des orgasmes « secs » et des troubles de l’érection. Fabrice précise :

« Ce n’est pas ce qu’on imagine, mais ce n’est pas non plus la fin de tout. Il y a des traitements, des pilules, des injections, et surtout... de la patience. »

« Ne pas faire de traitement aurait été bien pire. »

🔢 Les effets secondaires de la prostatectomie radicale - physiques et psychologiques

Après une prostatectomie totale, plusieurs effets secondaires sont fréquents :

  • Incontinence urinaire : port de protections, rééducation et patience nécessaires.
  • Dysfonction érectile :  absence d’éjaculation (car la prostate est retirée), mais possibilité d’orgasmes secs. Des traitements comme les médicaments ou les injections peuvent aider. La dysfonction érectile peut être temporaire ou persistante, selon les cas, mais elle n’exclut pas une vie intime satisfaisante avec les bons traitements.

Fabrice partage aussi son ressenti :

« La peur de ces effets est souvent pire que leur réalité. Avec du temps et un bon accompagnement, on apprend à vivre autrement, sans renoncer à sa dignité. »

🔢 Le suivi médical et le rôle du PSA

Un suivi attentif est essentiel après une lablation complète de la glande prostatique. Le dosage régulier du PSA après prostatectomie est le principal outil pour détecter toute récidive du cancer de la prostate. Fabrice se fait contrôler tous les 3 à 4 mois.

« Le PSA après prostatectomie doit être indétectable. Une remontée peut indiquer qu’il faut envisager un traitement complémentaire comme la radiothérapie. »

🔢 Options thérapeutiques complémentaires

Fabrice envisage une radiothérapie post-opératoire, notamment parce qu’il a déjà subi des traitements pour un autre cancer il y a plusieurs années.

Il précise :

« Les techniques évoluent, avec des méthodes comme la radiothérapie par proton qui sont moins invasives. Il faut se renseigner et discuter avec son équipe médicale. »

🔢 Conseils et soutien après une prostatectomie totale

Fabrice insiste sur l’importance de choisir une équipe médicale compétente et de bénéficier d’un réseau de soutien, familial ou associatif.

« Ce parcours n’est pas facile, mais on peut retrouver une vie de qualité. Le dialogue ouvert avec les médecins et les proches est la clé. »