Toutes les surfaces anatomiques du corps humain sont colonisées par une diversité de microorganismes essentiels au développement et à la maturation des fonctions physiologiques. Parmi eux, le microbiote intestinal, parfois appelée « organe caché », est cruciale pour l’homéostasie intestinale et la santé systémique.
Les informations que je vais présenter ci-après sont issues de l’Urology Care Foundation et de l’American Urological Association (AUA).
🟦 Influence de flore intestinale sur l’agressivité du cancer de prostate
Les habitudes alimentaires occidentales sont identifiées comme facteurs de risque significatifs pour le CP, possiblement via la modification de la composition et des fonctions de la flore intestinale.
Les métabolites clés dérivés de l’intestin, tels que les acides gras à chaîne courte comme le butyrate et les androgènes microbiens, sont liés à l’agressivité du CP et à la croissance tumorale.
👉 À retenir
Des études récentes, notamment Microbiome and Prostate Cancer: Emerging Diagnostic and Therapeutic Opportunities, soulignent l’importance de la dysbiose intestinale dans le développement et la progression du CP. Certaines bactéries spécifiques et leurs fonctions dérivées peuvent influencer la réponse au traitement.
🟦 Les acides gras omega-3 et la modulation de le flore intestinale
Les acides gras polyinsaturés oméga-3 à longue chaîne moduleraient la communauté microbienne intestinale, réduiraient la croissance tumorale dans les modèles murins, et seraient associés à une réduction de l’agressivité tumorale observée lors de prostatectomie radicale chez les patients atteints de CP.
Cette interaction axe intestin – CP ouvre des perspectives prometteuses pour :
- de nouveaux biomarqueurs diagnostiques ;
- des stratégies thérapeutiques innovantes pour la gestion du CP.
🔽 Régulation des androgènes par le microbiote
Les androgènes, principalement la testostérone et le dihydrotestostérone, jouent un rôle central dans le développement de la prostate et la progression du CP via l’activation du récepteur aux androgènes (RA).
1️⃣ Hormones sexuelles et microbiote :
La testostérone, les œstrogènes et la progestérone modulent la composition et la fonction de la microbiote intestinal, générant des différences significatives entre hommes et femmes.
🟦 Impact sur les pathologies prostatiques non cancéreuses
Le microbiote intestinal influence également :
- l’inflammation intraprostatique,
- la prostatite,
- l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP).
👉 À retenir
Ces conditions peuvent affecter la santé globale de prostate et moduler les résultats des examens tels que le PSA.
🟦 Diagnostic et examens recommandés pour le CP
- Toucher rectal : évaluer taille et texture de prostate.
- Analyse d’urine et prise de sang : détecter infections et anomalies.
- IRM multiparamétrique : visualiser zones suspectes avant biopsie ciblée.
- Biopsie prostatique : seule méthode confirmant la présence de cancer.
🟦 ADT et modulation de le microbiote
Le traitement hormonal (ADT) avec agonistes ou antagonistes LHRH est standard pour le CP avancé ou récidivant.
ADT réduit la production de testostérone.
Cependant, certaines cellules tumorales peuvent s’adapter et survivre.
👉 À retenir
Les androgènes modulent aussi la fonction immunitaire : ADT peut augmenter le nombre de cellules T et B périphériques, améliorant l’immunité masculine dans certains modèles expérimentaux.
🟦 Dysbiose intestinale et disparité géographique
Incidence du CP plus élevée dans les pays occidentaux que dans certaines régions d’Asie.
Facteurs contributifs : régime alimentaire occidental, dépistage PSA généralisé, facteurs génétiques et environnementaux.
Les acides gras omega-3 semblent atténuer la croissance du CP dans des modèles expérimentaux.
🟦 CP : le plus fréquent et les facteurs de risque
Le CP est le cancer le plus diagnostiqué et la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes aux États-Unis.
Facteurs de risque : âge, antécédents familiaux, ethnie, habitudes alimentaires, flore intestinale.
🟦 Détection précoce et informations clés pour les hommes
- La prostatite est souvent douloureuse, parfois bactérienne, et généralement traitable par antibiotiques.
- Le cancer de la prostate peut être silencieux à ses débuts, d’où l’importance d’un dépistage précoce, surtout après 50 ans.
- Le test PSA n’est pas spécifique, mais reste un outil important dans l’évaluation globale.
En cas de doute ou de symptômes persistants, consultez un urologue. Mieux vaut investiguer que négliger.
🔄 Message pour les hommes de plus de 50 ans
Demandez à votre médecin un test PSA. Ce simple test sanguin, bien que imparfait, peut sauver des vies s’il mène à un diagnostic précoce de cancer. N’attendez pas l’apparition de symptômes.

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